dimanche 19 novembre 2006

Programme présidentiel 25 propositions d’un jeune beur issu de « la France d’en bas ».

La France va mal et tout le monde s’en rend compte. Nos politiciens sont en réels décalages avec la réalité, les Français sont sceptique quant à leur avenir, les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres, la sécurité de l’emploi n’existe plus, le sentiment d’insécurité nous pousse tous à être méfiant, la solidarité tend à disparaître, nos politiciens sont tous devenu carriériste et l’engagement politique a disparu.

La mondialisation, l’Union Européenne, le capitalisme à outrance nous empêche de faire des choix raisonnables pour améliorer notre futur et nous préparer réellement aux véritables changements que vont vivre les générations de demain.

Chaque matin en me levant, je me dis « enfin une nouvelle journée de vie », chaque soir en me couchant je me dis « le monde va mal, on est dans une belle merde quand même ».
Et plus je me disais cela et plus je réfléchissais au problème que nous vivons actuellement. Plus je réfléchissais à cela, plus j’essayais de trouver des solutions théoriques.

Il m’est naturellement venu l’idée de faire quelques propositions qui ne me paraissaient pas si bête que cela.
J’ai poussé la démesure à m’imaginer président et je me suis vite rendu compte que c’était idiot de pouvoir penser une seule seconde que je pouvais l’être.

En effet, je ne me voyais pas au pouvoir tout simplement parce que je déteste le pouvoir.
De plus, j’imaginais mal les Français voter pour un jeune Français d’origine Arabo musulmane, surtout dans un contexte international comme celui que nous vivons. Car nous le savons tous il n’est pas bon être musulman depuis le 11 Septembre 2001 comme il n’était pas bon être juif au début du 20ème siècle.
Pourtant, cela ne m’empêche pas, en tant que citoyen, de mettre mes idées en avant en espérant qu’un nouveau candidat en reprendra quelques unes.

Un grand philosophe avait dit « l’individu est antérieur à la société » car pour lui la société prime devant l’individu. Pour ma part, l’individu donne son importance à la société car c’est lui qui va la façonner pour la rendre meilleur, et chaque individualité de notre pays doit mettre du sien pour améliorer le quotidien de son voisin car naturellement, cela améliorera le sien.

Dans cet essai je m’attaque fondamentalement à cette 5ème république en faillite, je m’attaque frontalement à tous nos politiciens carriéristes, je m’attaque ouvertement à ceux qui ne veulent pas changer les choses pour améliorer les conditions de vie de chaque citoyen et participer à l’amélioration des conditions de vie de chaque citoyen du monde.

Liberté, égalité, fraternité, doivent être les véritables ambitions d’un programme politique, en mettant tous les moyens et l’énergie nécessaires et faire de ces mots une réalité pour chaque citoyen.

Je vous propose dès à présent de prendre connaissance de mes 25 propositions présidentielles.

Certaines d’entres elles vont vous paraître évidente, d’autres vont vous paraître farfelus, à vous de juger du bien fondés tout en gardant en mémoire que le but de la France est d’atteindre cet objectif évident qui fera la grandeur de notre nation : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.

1ère mesure : Réduire le mandat présidentiel à 4 ans, avec la possibilité de présider au maximum 2 mandats consécutifs.

Pourquoi cette mesure ?

Tout simplement parce que nous avons vécu ces vingt-cinq dernières années avec deux présidents de la république qui ont été incapable de résoudre les problèmes des citoyens (en les dégradant même). Leur seul but était de conserver le pouvoir et tous les avantages que cela apportait à leur personne. Ils représentent la caricature parfaite du carriériste en puissance.

Par ailleurs, nous avons l’impression qu’en France, seul les élections présidentielles ont une importance, et cinq années me paraissent bien longues. Et savoir qu’un candidat puisse se représenter aussi souvent qu’il le veut est choquant.

De plus, les Français doivent s’habituer au changement et principalement au poste de président de la république. Le monde change, les envies changent, les exigences aussi évoluent avec le temps, il faut tenir compte de ses variables et savoir amener du sang neuf dans la politique. Huit années au maximum me paraissent plus que raisonnable.

Je me rends compte que la sphère politicienne est devenu un monde carriériste, depuis trente ans nous voyons les mêmes visages, la même envie de prise de pouvoir pour la fonction et non pour le peuple.

2ème mesure : Mettre en place un gouvernement provisoire et créer un gouvernement de professionnel.

Le temps de provoquer de nouvelles élections pour chaque ministère, afin que cela soit dirigé, non plus par des politiciens carriéristes mais par des professionnelles du domaine. Nous nous devons d’avoir l’élite de l’élite dans chaque ministère et non pas des personnes ne connaissant rien dans le domaine.

S’il y a une chose que je ne comprend pas c’est de voir un avocat de formation (Nicolas Sarkozy) dirigé le ministère de l’économie et des finances, ou le ministère de l’intérieur alors qu’il devrait être, s’il a fait preuve de réussite dans sa carrière juridique, au ministère de la justice.
De même j’ai du mal à comprendre comment un médecin (Douste-Blazy) peut passer du ministère de la santé au ministère des affaires étrangères, que connaît il réellement de la géopolitique ou des affaires étrangères ? On peut se poser la question.

Et pour chaque ministre on se rend bien compte de l’inadéquation entre leur formation et le ministère dont il s’occupe.
On se rend surtout compte de l’inefficacité de leur mesure. Je veux voir pour chaque ministère un professionnel du domaine concerné et pas un carriériste songeant uniquement à avoir sa place dans un gouvernement pour en tirer des avantages personnels.

3ème mesure : Réduire efficacement les dépenses publiques.

Les citoyens paient des impôts sans savoir pourquoi et comment cet argent est utilisé.

Connaissent ils le salaire d’un ministre ?
Plus de 15000 euros par mois sans tenir compte des avantages et d’une allocation mensuelle de frais d’emploi au moins égale à 6000 euros. Salaire revu à la hausse de 70% en Août 2002 alors que les citoyens étaient en vacances à chercher comment ils allaient continuer à payer tous les jours une glace à leurs enfants. 70 % alors même que nos patrons rechignent à augmenter nos salaires de 5 %. Ne sommes nous pas, le peuple, patron de ses ministres, puisque nous payons leurs salaires.

Les avantages d’un ministre ?
Voiture de fonction avec chauffeur, mise à disposition d’un parc automobile, logement de fonction, frais de déplacement, repas (chaque ministère à son propre chef de cuisine), changement total de la décoration de son bureau, etc.… des avantages toujours au frais du contribuable. Leurs salaires ne leurs suffisent pas ?

Les citoyens Français doivent avoir un droit de regard sur chacune des dépenses de l’état puisque c’est leur argent qui est dépensé.

Il faut réduire de moitié les salaires des ministres et mettre en place un cahier des charges stricts sur les réelles dépenses nécessaires au bon fonctionnement des ministères et non des ministres.

Il faut être réaliste, la France vit au dessus de ces moyens et « La France d’en haut » est la première à en profiter.

4ème mesure : Faire un état des lieux complets des richesses, recettes, dépenses de la France.

Il faut amener une transparence totale et avoir toutes les informations et indicateurs nécessaires à l’apport de solutions concrètes pour les générations futures.

En effet, la dette publique s’alourdit, autant de dette que nous laisserons à nos enfants alors même que nous ne faisons rien pour leur apporter une vie meilleure.

Améliorer notre vie doit servir aussi à améliorer celle de nos descendants. Nous ne pouvons nous permettre de leur laisser une France au bord de la faillite, sans perspective d’avenir et cet inventaire doit servir d’outil pour trouver des solutions concrètes à chacune des problématiques.

Ainsi nous pourrons enfin travailler tous ensemble en tenant compte des variables dépendantes et indépendantes pour apporter des résultats concrets.

Pour avoir cette culture du résultat il faut savoir ce que nous avons, nos points forts, nos points faibles et trouver des solutions pour améliorer nos points forts et réduire nos points faibles.

Faisons déjà ce constat.

5ème mesure : Rendre le pouvoir au peuple et réconcilier les citoyens avec la politique.

Pour cela il faut une politique engagée et non carriériste de la part des gouvernants mais il faut aussi faire en sorte que chaque citoyen participe à l’amélioration de la situation.

Je veux dire par cela, que pour chaque grande proposition de loi faîtes par le gouvernement, le peuple doit donner son avis par le biais d’un référendum. Ce sera au gouvernement d’apporter les preuves que tel ou tel réforme est bénéfique pour le citoyen. Voyons la crise du CPE comme elle a été d’importance et comme elle a coûté cher aux entreprises, aux étudiants qui vont devoir faire une année de plus.

Ne prenons pas les Français pour des idiots et mettons les devant leurs responsabilités, ils ont assez de matières grises pour prendre des décisions d’importance afin d’améliorer leur avenir et celui de leurs enfants.

Concernant les propositions qui paraissent de moindre importance aux gouvernants décidant de ne pas donner la parole au peuple. Il restera au peuple la possibilité, s’ils considèrent que ces propositions ont plus d’importance que le considère les dirigeants, de rassembler 500 000 signatures pour faire en sorte que ces propositions soient soumises aux citoyens.

La France n’appartient pas aux gouvernants, elle appartient aux citoyens, c’est à eux de décider ce qui est bien pour eux et ce qui ne l’est pas.

6ème mesure : Amener le SMIC à 1500 euros net.

Faire en sorte qu’avant la fin du mandat de quatre ans, le SMIC soit porté à 1500 euros net sans augmentation du coût de la vie pour les quatre années suivante afin de redonner confiance au
Français et d’apporter enfin un souffle pour la relance de la consommation.

Pour cela il faut changer radicalement les relations entre le monde politique et les dirigeants d’entreprises que j’expliquerai dans la mesure 7.

Il devient de plus en plus difficile pour les Français de vivre convenablement avec les salaires actuels et encore plus difficile de vivre avec le SMIC actuel. Comment peut on donner si peux de valeur au travail de l’homme. Je reste choquer de savoir qu’être actionnaire paie plus que de travailler, qu’être assisté paie plus que le travail, que le travail de certain n’est pas rémunéré à sa juste valeur alors même que les entreprises voient leur bénéfice accroître considérablement.

Et je suis sur et certain qu’en imposant de nouvelle réglementation aux entreprises, dont elles pourront tirer aussi un large profit, chacun pourra tirer son épingle du jeu. N’oublions pas que le travail est ce qui permet de vivre, quand les citoyens vivent mieux, ils s’entendent mieux. Quand on tend à faire disparaître la misère sociale par le travail, on fait disparaître certaine aberration comme par exemple la violence de certaines zones en France. Tout être humain aspire à avoir un travail qui lui permet de vivre décemment. Il est honteux de voir des patrons d’entreprises avoir des salaires sortant de l’entendement alors même que des gens travaillant ne savent pas s’ils vont manger convenablement à partir du 15 du mois.